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Soirée Table ronde / Débat « Du rire aux larmes »,
02 Février 2012 – 20h00 – Maison cantonale Bordeaux Bastide.
Comme vous le savez, l’association Dorian a été créée suite à la disparition tragique de DORIAN BAMBARA le 16 aout 2009, et a pour but de sensibiliser les jeunes contre la violence.
A l’occasion de la journée bordelaise de la non-violence du 2 Février, mise en place avec l’accord de la mairie de Bordeaux, nous avons décidé d’organiser une soirée « Table ronde – débat », intitulée « Du rire aux larmes » et portant sur les éléments qui peuvent déclencher cette violence chez les jeunes.
Pour aborder ce sujet, Benjamin Bardel (animateur NRJ et TV7) fera participer differents intervenants comme :
- Une commissaire divisionnaire de police,
- Un responsable de plusieurs établissements nocturne bordelais,
- Un représentant du pôle des urgences de Pellegrin,
- Des representants du Centre d’accueuil en urgences des Victimes d’aggression (CAUVA),
- des représentants de la mairie de Bordeaux,
- Un représentant de l’association ANPAA (Association nationale de protection contre l’alcoolisme et l’addictologie).
Nous terminerons cette soirée par la montée sur scène de la famille et les amis de Dorian, tous vêtus du t-shirt symbolique de l’association.
Nous sommes tous concernés !
De tels actes peuvent arriver à tout le monde et ne doivent pas se reproduire !
c’est pourquoi, nous comptons sur la participation de tous !
Jeunes et moins jeunes, venez comprendre avec nous, comment de tels actes peuvent avoir lieu et comment les éviter.
Vos idées nous interressent !!!
Rendez vous le 02 Février 2012, à 20 heures -
Maison cantonale de Bordeaux Bastide (rue de nuits – derriere TV7) – TRAM A (arrêt Jardin Botanique) -
Bordeaux : l’association Dorian envoie un message de paix
Dorian Bambara est mort assassiné quai de Paludate en 2009. Ses parents ont créé une association

Josiane et Moumouni, les parents de Dorian, tué en août 2009, se battent contre la violence chez les jeunes. Photo Philippe Taris
Dans leurs yeux, dans leurs mots, la haine ou le désir de vengeance sont étrangement absents. Moumouni Bambara et Josiane Ourschel, les parents de Dorian, mort à la sortie d’une boîte de nuit le 16 août 2009 à 6 heures du matin, victime d’une agression au couteau, ont réfugié leur chagrin dans la lutte. Le partage. Une espèce d’élan généreux qui ne tombera pas dans le vide. Dorian doit vivre.
Des trois enfants Bambara, il était le plus jeune et aussi le plus doux. Il fabriquait des cages pour les oiseaux. Dorian avait 23 ans lorsqu’il est mort. « Je ne me souviens de rien, ni les jours qui ont suivi, ni l’enterrement, rien. Même pas un flash, commence Josiane. J’étais absente, assommée. Jusqu’au moment où nos amis proches, qui nous entouraient beaucoup, ont émis l’idée de monter une association, avec un objectif : plus jamais ça. Lutter contre la violence chez les jeunes. D’un coup, ma vie a repris du sens. Je me suis relevée. »
Mal partout, mais debout. Josiane et Moumouni racontent leur vie d’avant, avant la mort de Dorian. Le sens de la famille, ces grands garçons enfin élevés, toujours très près d’eux « On avait du mal à les lâcher ». Ils se souviennent aussi de ce merveilleux voyage au Burkina-Faso, dans le village d’origine de leur grand-père paternel. « Tous ensemble en 2008, reprend Moumouni. Les enfants ont été là-bas comme chez eux, tout de suite. Mais la pauvreté les a impressionnés. Dorian à son retour a décidé de monter une association Tiemoko, dans le but de créer un dispensaire à Garango dans ce village. »
Des requêtes entendues
À Bordeaux, le 2 février, près de cent personnes ont défilé pour l’association Dorian. Une délégation a été reçue à la mairie, pour la seconde fois, avec une requête à déposer.
« Nous avons toujours été bien reçus, note Josiane. Et entendus. La première fois, nous avons déposé une requête, à savoir la fermeture des boîtes de nuit à 6 heures du matin, en même temps que les premiers trams. Pas d’alcool servi entre 4 heures et 6 heures. Le soir, sur les quais, des milliers de jeunes traînent en attendant le tram. La mairie nous confirme que la violence sur les quais ne cesse d’augmenter. Notre demande a été prise en compte : les boîtes de nuit ferment à 6 heures désormais. La ville a multiplié la présence policière sur les lieux, une plaque a été apposée à l’arrêt du tram Sainte-Croix le 16 août 2010, là où est mort Dorian. Cette association a noué un lien entre lui et nous. En même temps, elle sert à une prise de conscience collective. Nous sommes tous concernés. »
Le 2 février, la délégation reçue en mairie a demandé que cette date devienne une journée de lutte contre la violence chez les jeunes. L’histoire tragique de Dorian résonne toujours. L’association draine de plus en plus de monde, plus seulement les amis et la famille.
Moumouni et Josiane attendent le jugement de « l’affaire », mais pas comme une délivrance. « Je voudrais dire à celui qui tué mon fils ce qu’il m’a pris. Comment je suis atteinte au plus loin, comment ma vie est fracassée, lui dire que ma famille, c’était toute ma vie, parce que moi je n’en avais pas. »
Le regard velouté de Dorian est posé dans le salon. Moumouni sourit : « Nous avons découvert notre fils après sa mort, nous le connaissions dans le cercle familial, mais nous avons découvert quel garçon bien il était. Le miroir qu’on nous a renvoyé collait. »
13 février 2011 par Isabelle Castéra
source : Sud Ouest
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La journée de Dorian lutte contre la violence chez les jeunes
Ils étaient près d’une centaine dans les rues de Bordeaux pour rendre hommage au jeune homme et faire avancer la réflexion.

Le papa de Dorian, tout à droite, était en tête de la manifestation en mémoire de son fils. PHOTO THIERRY DAV
C’est le père de Dorian qui mène la manifestation, en mémoire de son fils. Dorian mort égorgé à Bordeaux, le 16 août 2009. « Il prêtait assistance à son ami Greg, victime de six coups de couteau. Là, au mauvais endroit, au mauvais moment ». Suite à ce décès, la famille et les amis de Dorian ont monté une association loi 1901, dont la mission est de lutter contre la violence des jeunes, de mener des actions, de la réflexion afin de trouver des solutions pour y remédier.
Hier, entre midi et deux, une marche a démarré de la place de la Victoire, en souvenir de Dorian. Des amis, sa famille, des membres de l’association, près d’une centaine de personnes. Tous se sont retrouvés devant la mairie pour y faire une chaîne humaine, avant qu’une délégation soit reçue à la mairie. Alain Moga et Fabien Robert élus et maire-adjoints de quartiers ont accueilli le père de Dorian qui souhaitait, via l’association, soumettre une requête. « Je souhaite faire reconnaître la journée du 2 février comme la Journée de non-violence. Pour l’instant, ils ne nous ont rien promis, ils ont dit qu’ils feraient la proposition au maire de Bordeaux, a-t-il déclaré en sortant du rendez-vous. »
Dorian avait pour projet de créer un dispensaire dans le village de son grand-père à Garango au Burkina Faso, son pays de naissance. L’association projette aussi de poursuivre ce rêve.
03 février 2011 Par Isabelle Castéra
source : Sud Ouest
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Une plaque contre l’oubli
Un an après le meurtre de Dorian Bambara, une manifestation blanche était organisée hier par ses proches. Une plaque commémorative a été posée par la mairie.

Pour que la mort de Dorian Bambara ne reste pas qu’un fait divers, une manifestation blanche était organisée hier midi quai Sainte-Croix. photos fabien cottereau
Hier midi, environ 200 personnes vêtues de blanc, symbole de pureté et de non-violence, se sont rassemblées en la mémoire de Dorian Bambara, jeune homme de 23 ans, tué il y a un an jour pour jour, quai Sainte-Croix.
Dorian, avait la double nationalité française et burkinabaise. C’est donc une foule de tous horizons qui s’est unie pour lui rendre hommage. Après le dépôt de gerbes sur les lieux du drame, ses proches ont rappelé le geste d’altruisme qui l’a conduit à sa perte. À la sortie d’une boîte de nuit, il avait voulu porter secours à son ami Greg, victime d’une agression à coups de couteau. Il a alors été égorgé.
Pour son père, Moumouny Bambara, « c’est un jour important car justice n’a toujours par été rendue. Il faut continuer à se mobiliser pour ne pas tomber dans l’oubli. »
« Donner un sens à sa mort » Un peu plus tard, autour des banderoles, sur les marches du conservatoire, une plaque commémorative est déposée par la mairie. Un symbole important pour la famille, qui voit là son premier souhait exaucé : « On est étonné que la promesse ait été tenue », confie Cédric Bambara, 28 ans, le frère de Dorian. Il est également président de l’association « Dorian Bambara », fondée il y a un an, afin de lutter contre la violence chez les jeunes.
« Dorian, ne supportait pas le déchaînement de violence, il ne pouvait rester passif, il s’interposait lors des bagarres », témoigne sa mère Josiane.
Beaucoup de jeunes sont présents. Saly est venue avec sa mère de Libourne. À 28 ans, elle a connu Dorian petit, et n’arrive pas à réaliser. « Je ne pensais pas qu’on ne se reverrait plus. » De près ou de loin, ses amis sont très touchés : « Il n’y a pas de mot pour décrire ce que l’on ressent. »
Ces jeunes investis, c’est aussi ce qui a touché la municipalité. « Ils ont vécu ce drame et, aujourd’hui, veulent en faire un combat », souligne Muriel Parcelier, maire adjointe du quartier Bordeaux-Bastide, venue représenter la mairie et « à titre personnel ». « Le maire a voulu soutenir ces jeunes qui s’impliquent dans un combat contre la violence et tentent de mieux le comprendre. » Un combat pour trouver des solutions, « main dans la main » avec les autorités, c’est ce qui motive aussi Josiane Bambara.
Lutter contre la violence À la suite de ce drame, les autorités avaient pris des mesures significatives. « À la sortie des boîtes de nuit, ça se relâche un peu, il faudrait plus de surveillance, pointe Cédric. Mais, les heures de fermeture ont été repoussées à 5 heures pour coïncider avec le premier tram. C’est déjà ça. »
Pour le maire de Montussan, Claude Arnathau, les actions municipales manquent : « Je regrette que ce genre d’actes gratuits se perpétue, ça manque de sévérité. » L’émotion est encore palpable lorsque la mère de Dorian prend la parole. Elle compte aujourd’hui mener à bien un projet de Journée contre la violence chez les jeunes. Et son fils d’ajouter : « On pense aussi à des stages et à faire de la prévention dans les écoles et à la sortie des boîtes. »
Un autre projet est en marche pour continuer à faire vivre la mémoire de Dorian : la construction d’un dispensaire dans le village natal de son grand-père au Burkina Faso. « Il était enchanté de découvrir ses origines », raconte son père. Après deux voyages, il s’était engagé dans cette action humanitaire avec l’association « Tiemoko solidarité Aquitaine Burkina ». Un dispensaire qui devrait peut-être porter son prénom pour que le travail solidaire de Dorian vive dans ses deux pays. « Il faut maintenir ce qui a été commencé, ce serait dommage d’abandonner », ponctue Cédric.

